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Comment faire un terrain de motocross ?

Plus qu’une simple discipline sportive, le motocross est une passion qui réunit des millions de personnes à travers le monde. Avoir son propre terrain pour le pratiquer seul ou avec ses amis est un bon projet. Mais il faut savoir comment s’y prendre exactement. On vous explique tout ici.

Qu’est-ce qu’un terrain de motocross ?

Dans la définition du Code du sport, on retrouve plusieurs éléments qui doivent caractériser un terrain de motocross. En effet, il doit être obligatoirement « un itinéraire fermé qui peut être parcouru plusieurs fois sans être quitté ». Le terrain doit donc former une boucle et avoir des délimitations bien précises (bordures, bandes, rives, etc.). Par ailleurs, son accès doit être strictement fermé pour ce qui concerne la circulation du public. Sur le circuit, il doit avoir des variations de pente, plusieurs niveaux de difficulté, des dénivellements, des changements de direction, etc. Quant au type de revêtement, vous avez le choix entre l’asphalte, l’herbe, la glace, la terre naturelle, etc.

Les différentes autorisations à avoir sur le plan local

Si vous désirez avoir un terrain de motocross chez vous, vous devez respecter certaines obligations sur le plan administratif. En effet, il vous faudra une autorisation délivrée par la mairie de votre localité. Pour obtenir ladite autorisation, il faut que l’emplacement de votre projet rentre dans la même ligne que le plan local d’Urbanisme. Dès que vous passez cette phase, vous pouvez lancer les travaux proprement dits pour l’aménagement de votre terrain.

À la fin de leur exécution, il vous faudra une homologation qui est délivrée sur étude de dossier par la préfecture. Cette étude est réalisée par les représentants des autorités locales qui sont réunis au sein de la Commission Départementale de la Sécurité Routière (CDSR) comme les pompiers, la gendarmerie, etc. Après une visite sur votre site, la CDSR évaluera le respect des différentes règles sur le plan technique et sécuritaire. Elle s’assurera par exemple que l’exploitation de votre terrain de motocross respectera les règles en matière de nuisances sonores et que votre voisinage ne sera pas dérangé. C’est pour cela qu’il est vivement recommandé de faire son terrain de motocross dans un endroit isolé.

À la fin de ses travaux, la CDSR transmettra un avis à la préfecture qui se chargera ensuite de vous délivrer un arrêté d’homologation d’une période de validité de 4 ans si votre dossier a une suite favorable.

La FFM, une étape importante, mais simple

Dès que vous recevez l’arrêté préfectoral qui atteste que votre terrain respecte les normes en vigueur, il vous faut une autorisation d’entraînement de la Fédération Française de Motocyclisme (FFM). Si vous ne l’avez pas et qu’un pilote roule sur votre circuit, il ne pourra pas bénéficier de la couverture de son assureur au cas où un accident engage sa responsabilité. C’est également un risque pour vous, car votre assureur ne prendra pas en charge les dommages subis par des pilotes sur votre circuit.

Par ailleurs, vous ne pourrez pas organiser des compétitions. Sinon, vous subirez des sanctions pénales importantes. Veillez donc à respecter cette dernière étape pour une exploitation de votre terrain en toute sécurité.

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